Combien de terres agricoles polluées par des pesticides interdits ?

Delphine devant ses parcelles devenues incultivables

 

À la suite du témoignage d’une agriculture bio contrainte d’arrêter sa production en raison de la contamination de ses terres par d’anciens pesticides, basta! lance un appel pour rendre visible des situations similaires. Nous comptons sur votre relais.

Des terres cultivées en bio depuis plus de dix ans, et qui se retrouvent inaptes à la production à cause d’épandages de pesticides vieux de trente ans... C’est l’histoire, terrible, de la ferme maraîchère de Delphine.

Installée dans le sud de la Bretagne, elle a dû tout arrêter à la suite de la découverte d’aldrine et de dieldrine dans certains de ses légumes : courges et poireaux notamment. Utilisés pour lutter contre les insectes s’attaquant notamment au maïs et aux pommes de terre, l’aldrine et la dieldrine sont très toxiques pour l’humain et l’environnement. Ils sont interdits depuis 30 ans.

Mais les analyses des terres de Delphine ont révélé une contamination généralisée par ces organochlorées, famille de pesticides de « première génération » qui ont envahi l’agriculture après la Seconde Guerre mondiale [1].

À la tête d’une ferme devenue inexploitable, Delphine se retrouve sans travail, sans revenu et littéralement abandonnée par les services de l’État, qui ne savent pas vraiment quoi lui dire, ni quoi faire...

Cet héritage empoisonné des pesticides des années 1970 démontre que l’agro-industrie écrase tous les autres modèles et les empêche d’exister.

À la suite du témoignage de Delphine, publié dans nos colonnes au début du printemps, plusieurs personnes ont contacté basta!. Parmi elles : des agriculteurs qui cultivent sans pesticide et qui ont, comme Delphine, découvert que leurs terres étaient contaminées aux organochlorées.

Pour toutes et tous, il est compliqué de témoigner. Ils et elles savent qu’une fois révélée, la contamination complique leur activité, quand elle ne la condamne pas purement et simplement. Combien sont-elles et ils en tout ? Est-ce que toutes les régions françaises sont concernées ?

basta! aimerait participer à la visibilisation de ce scandale, pour montrer qu’il s’agit là d’un problème systémique. Pour nous, cet héritage empoisonné des pesticides des années 1970 démontre, si besoin était, que contrairement aux discours dominants de notre gouvernement, il ne peut y avoir de coexistence .entre diverses formes d’agriculture. En réalité l’agro-industrie écrase tous les autres modèles, et les empêche d’exister.

La rédaction de basta!

 Pour témoigner de manière anonyme ou non, vous pouvez écrire aux journalistes de la rédaction : Sophie Chapelle et Nolwenn Weiler

Photo : Delphine devant ses parcelles

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